Chaque année, des millions de personnes à travers le globe perdent la vie en raison de diverses maladies mortelles. Les principales causes de décès varient selon les régions et les conditions socio-économiques, mais certaines pathologies restent des tueuses redoutables partout. Les maladies cardiovasculaires, les cancers et les infections respiratoires dominent le sombre classement des ennemis les plus féroces de la santé humaine.
Impossible d’ignorer le poids colossal des maladies cardiovasculaires. Leur cortège de victimes, année après année, ne faiblit pas. Tabac, alimentation déséquilibrée, sédentarité : voilà le trio noir qui alimente ce fléau. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En France, la Direction de la recherche, des études et de l’évaluation des statistiques (DREES) et le Centre d’épidémiologie des causes médicales de décès de l’Inserm (CépiDc-Inserm) constatent une proportion inquiétante de décès liés à ces affections.
La maladie cardiaque ischémique, par exemple, a coûté la vie à 9,1 millions de personnes en 2021. En cause, l’accumulation de plaques dans les artères coronaires qui finissent par asphyxier le cœur. L’accident vasculaire cérébral (AVC) n’est pas en reste : 7 millions de morts la même année. Quand le cerveau est privé d’oxygène, chaque seconde compte, et le dénouement est souvent tragique.
En 2022, dans l’Hexagone, les maladies cardio-neurovasculaires représentaient près d’un décès sur cinq, d’après les données du Bulletin épidémiologique hebdomadaire et les études de Santé Publique France. Pour mieux cerner l’étendue du phénomène, voici les chiffres clés :
- Maladie cardiaque ischémique : 9,1 millions de morts en 2021
- Accident vasculaire cérébral (AVC) : 7 millions de morts en 2021
- Maladies cardio-neurovasculaires : 20,8 % des décès en France en 2022
Face à ces dangers, la prévention et la prise en charge ne peuvent plus attendre. Les campagnes de sensibilisation et l’accès à des soins adaptés restent des armes incontournables pour inverser la tendance.
Les cancers les plus meurtriers
Deuxième sur la liste des principales causes de décès dans le monde : le cancer. En 2022, il touchait un quart des décès en France, selon la DREES et le CépiDc-Inserm. Mais tous les cancers ne se valent pas en gravité. Certains se montrent particulièrement redoutables.
Le cancer de la trachée, des bronches et du poumon domine ce triste palmarès, avec 1,9 million de morts en 2021. Le tabac, malgré les multiples campagnes de prévention, continue de faire des ravages et demeure le facteur de risque principal. Les traitements progressent, mais la courbe des décès reste difficile à infléchir.
Derrière le cancer du poumon, ceux du sein et du côlon-rectum frappent fort eux aussi. Leur gestion exige une détection rapide, un accompagnement adapté, et un suivi serré pour espérer inverser la tendance. Voici ce que révèlent les données :
- Cancer de la trachée, des bronches et du poumon : 1,9 million de morts en 2021
- Proportion de décès dus aux cancers en France en 2022 : 25,5 %
Face à cette réalité, la recherche médicale avance. Immunothérapie, thérapies ciblées, nouveaux protocoles… les armes se diversifient, mais la bataille reste d’actualité. L’enjeu : agir sur tous les fronts, depuis la prévention jusqu’à l’accès équitable aux soins.
Les infections respiratoires et leurs impacts
Les infections respiratoires, elles aussi, frappent sans relâche. En 2021, les infections des voies respiratoires inférieures ont causé 2,5 millions de morts, tandis que la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) a fait 2,7 millions de victimes. La pandémie de COVID-19, quant à elle, a bouleversé tous les repères : 8,8 millions de morts en une seule année, selon l’OMS.
| Maladie | Décès en 2021 |
|---|---|
| Infections des voies respiratoires inférieures | 2,5 millions |
| Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) | 2,7 millions |
| COVID-19 | 8,8 millions |
La tuberculose refuse elle aussi de disparaître de la carte. Rien qu’en 2021, 10,6 millions de personnes ont contracté la maladie. En France, les maladies de l’appareil respiratoire représentaient 6,7 % des décès en 2022, la COVID-19 s’imposant comme cinquième cause de mortalité cette année-là.
Les chiffres de la DREES et du CépiDc-Inserm sont sans appel : vigilance et prévention doivent rester des priorités. Les recommandations de Santé Publique France, relayées dans les Bulletins épidémiologiques hebdomadaires, constituent une ressource précieuse pour suivre l’évolution de ces menaces et adapter les mesures de protection.
Les maladies chroniques et neurodégénératives
Impossible d’ignorer la montée en puissance des maladies chroniques et neurodégénératives, qui pèsent lourd sur la santé publique, en France comme ailleurs. En 2021, les maladies rénales ont provoqué 1,5 million de morts, tandis que le diabète sucré en a fauché 1,7 million. Alzheimer et les autres formes de démence ont, pour leur part, causé 1,8 million de décès la même année.
Les rapports de la DREES, du CépiDc-Inserm et de Santé Publique France, publiés dans leurs Bulletins épidémiologiques hebdomadaires et dans les rapports ‘Études et Résultats’, détaillent la progression inexorable de ces maladies. Leur gestion réclame des efforts sur la durée, tant pour la prévention que pour l’accompagnement des patients.
Pour mieux cerner les enjeux, voici les principales maladies chroniques à surveiller :
- Maladies rénales
- Diabète sucré
- Maladies neurodégénératives (dont Alzheimer)
La France, comme nombre de pays, doit mobiliser de nouveaux leviers en investissant dans la recherche et en soutenant des stratégies de prévention ambitieuses. Les publications régulières de Santé Publique France offrent des repères solides pour adapter les réponses et accompagner au mieux les personnes concernées.
Tandis que les statistiques s’égrainent, chaque ligne rappelle une réalité brute : derrière chaque chiffre, il y a des vies, des familles, des histoires. La lutte contre les maladies mortelles, loin d’être achevée, reste un défi qui réclame lucidité et engagement collectif.


