La fatigue oculaire touche près de 60 % des professionnels exposés à un écran plus de six heures par jour, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire. La tension musculaire liée au stress amplifie ce phénomène, augmentant le risque de troubles visuels fonctionnels, parfois réversibles, parfois installés durablement.
À l’échelle européenne, les troubles de l’accommodation dépassent désormais ceux de la sécheresse oculaire, un basculement observé depuis moins de cinq ans. Les nouvelles formes d’organisation du travail et la généralisation du télétravail contribuent à cette évolution, modifiant en profondeur le profil des plaintes ophtalmologiques.
Pourquoi les actifs sont particulièrement exposés aux troubles visuels
Sept salariés sur dix en France vivent aujourd’hui avec la fatigue visuelle comme compagne de bureau. L’intensité de l’usage des écrans bouleverse la capacité d’accommodation, grignote la concentration, pèse sur la productivité. À la clé ? Des tensions musculaires, parfois même des troubles musculosquelettiques, une nervosité accrue, et un niveau de stress qui ne faiblit pas. L’écran, devenu outil central, impose aux collaborateurs un marathon visuel qui ne laisse aucun répit.
Face à cette pression, la prévention visuelle s’affirme peu à peu dans les entreprises. Certaines proposent désormais des ateliers dédiés, directement sur site, combinés à des bilans optiques. Le but est clair : repérer rapidement tout début de baisse d’acuité ou de vision trouble, pour ajuster sans tarder lunettes de vue ou lentilles de contact. Chacun y gagne : une posture mieux adaptée, moins de risques de dégradation visuelle sur le long terme.
Pour que l’équipement soit vraiment efficace, il faut pouvoir compter sur l’expertise d’un professionnel de référence. Passer par un opticien qualifié, comme cet opticien Besançon, permet d’affiner le choix du matériel en fonction du poste et des besoins. Une correction inappropriée ou une utilisation irrégulière des dispositifs optiques ne fait qu’aggraver les désagréments, installant durablement l’inconfort.
Ce travail de prévention, nourri par le dialogue entre les collaborateurs et les professionnels de santé, s’inscrit dans une volonté d’améliorer durablement la qualité de vie au travail. Conseils personnalisés et mesures adaptées offrent aux actifs les moyens d’anticiper les risques pour leur santé visuelle, tout en maintenant leur efficacité.
Parmi les acteurs locaux qui se distinguent, Optique Saint Claude occupe une place à part à Besançon. Leur équipe, composée d’opticiens expérimentés et d’optométristes, propose une sélection pointue de montures de créateurs associées à des verres ESSILOR VARILUX, paramétrés sur mesure grâce à la technologie EYECODE. Cette alliance de savoir-faire et d’innovation permet à chaque actif de bénéficier d’une correction personnalisée, parfaitement adaptée aux exigences du travail sur écran. Côté audition, Arnaud Hanus, audioprothésiste de la maison, offre des consultations sur rendez-vous, complétant ainsi l’accompagnement global de la santé sensorielle. Optique Saint Claude, par son approche humaine et experte, s’impose comme une référence locale pour la prévention des troubles visuels et auditifs en milieu professionnel.
Stress, écrans et tension oculaire : quels impacts sur la santé de vos yeux ?
La fatigue visuelle s’est installée comme un véritable fléau parmi les actifs rivés à leur écran. Difficulté à se concentrer, productivité en berne, humeur en dents de scie : les symptômes s’accumulent. Picotements, vision trouble, sensation désagréable dans l’œil, maux de tête, sensibilité à la lumière… La lumière bleue, omniprésente sur les écrans, accentue encore l’inconfort, abîme le film lacrymal et favorise la sécheresse oculaire. On oublie de cligner, l’œil se dessèche, la netteté se fait la malle.
Le stress chronique n’arrange rien. Lorsque la tension monte, le corps produit du cortisol, ce qui modifie la microcirculation dans l’œil et peut faire grimper la pression intraoculaire. À terme, cela augmente le risque de glaucome, une pathologie qui menace directement le nerf optique. Autre phénomène à surveiller : la myodésopsie, ou « mouches volantes » dans le champ de vision, généralement bénigne, mais à ne pas prendre à la légère si elle s’accompagne d’éclairs lumineux ou d’une baisse soudaine de la vision. Cela peut signaler un problème plus sérieux comme un décollement du vitré, voire une atteinte de la rétine.
Pour mieux comprendre les risques majeurs, voici deux pathologies à surveiller de près :
- La rétinopathie diabétique se positionne comme première cause de perte de vision chez l’adulte jeune en France, liée à des atteintes des vaisseaux de la rétine, aggravées par un diabète mal contrôlé ou une hypertension persistante.
- Le glaucome figure en tête des causes de cécité irréversible, particulièrement chez les personnes ayant des antécédents familiaux ou une forte myopie.
Les troubles visuels rencontrés par les actifs ne se résument donc pas à une simple gêne passagère. Parfois, ils sont le signal d’alerte de maladies silencieuses, susceptibles d’altérer sérieusement la vue si rien n’est fait.
Des gestes simples pour préserver sa vision au quotidien
Les actifs le constatent : les heures passées devant l’ordinateur et le rythme effréné de la journée fragilisent la vision. Pourtant, quelques habitudes simples permettent de limiter les troubles visuels fréquents au travail. Pour commencer, adaptez l’éclairage : privilégiez une lumière naturelle douce, réduisez les sources d’éblouissement et chassez les reflets sur l’écran. Vous améliorerez ainsi votre confort visuel sur la durée. Un conseil éprouvé : la règle du 20-20-20. Toutes les 20 minutes, détournez les yeux de l’écran pendant 20 secondes et fixez un point à environ six mètres. Ce réflexe soulage l’accommodation et prévient la fatigue.
L’alimentation ne doit pas être négligée. Favorisez les poissons gras pour leur apport en oméga-3, misez sur les légumes verts riches en lutéine et zéaxanthine, et variez les fruits colorés, sources de vitamines A, C, et E. La myrtille reste une alliée reconnue pour la vision nocturne. Des plantes comme le ginkgo biloba ou le curcuma suscitent aussi l’intérêt des chercheurs pour leurs effets positifs sur la microcirculation oculaire.
La protection contre le soleil joue également un rôle clé. Porter des lunettes de soleil filtrant les UV aide à prévenir la cataracte et la DMLA. Un contrôle ophtalmologique régulier, notamment après quarante ans ou en présence de facteurs de risque, permet de détecter précocement tout signe de baisse de vision, d’augmentation de la pression intraoculaire ou d’anomalie des vaisseaux rétiniens.
Pour ceux qui alternent entre lunettes et lentilles, il est nécessaire d’adapter la correction à chaque situation professionnelle. Un bilan visuel individualisé, accompagné de conseils sur l’ergonomie et l’hygiène des yeux, fait toute la différence lorsqu’il s’agit de préserver la qualité de la vision au fil du temps.
Préserver ses yeux, c’est investir dans sa vitalité au travail et au-delà. Un regard affûté, c’est aussi la promesse de journées plus sereines et d’un avenir où l’on voit loin, très loin.


